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Mylène Harnois-Delpiano


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Publications

2016


  • Harnois-Delpiano, M. Le kaléidoscope de la liaison en français : étude comparée de son appropriation par des apprenants adultes de FLE et des enfants natifs (Thèse de doctorat). Université Grenoble Alpes, Grenoble. Consulté de https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-01309533/document
    Résumé : La liaison en français consiste en l’apparition d’une consonne de liaison entre deux mots dans des contextes précis de la chaîne parlée qui sont divisés en trois catégories : les contextes où la liaison est catégorique (un /n/ enfant), ceux où elle est variable (un gros /z/ avion) et ceux où elle est interdite (une chanson // anglaise). L’objectif de cette recherche est double : dans la première partie, nous exposons une analyse de chaque dimension linguistique et sociolinguistique impliquée dans le phénomène de la liaison. Chacune d’entre elles permet d’éclairer les études qui ont été réalisées ces dernières années auprès d’apprenants de FLE de niveau intermédiaire à avancé, afin de découvrir dans quelle mesure ils parviennent à s’approprier la liaison, en perception comme en production. Dans la seconde partie, nous présentons une étude expérimentale de l’appropriation de la liaison en français suivie par 17 apprenants coréens de FLE de niveau A1-A2 du CECRL enregistrés trois fois sur une durée d’un an, ainsi que par 165 enfants francophones natifs de deux à six ans. Comme il est impossible de comparer les deux groupes de participants du fait de conditions environnementales et de compétences cognitives non alignables, nous avons élaboré une méthode innovante d’appariement sur la base de données factuelles. Nos résultats nous permettent non seulement d’étayer le modèle constructionniste de l’acquisition de la liaison L1 (Chevrot, Dugua, & Fayol, 2009; Chevrot, Dugua, Harnois-Delpiano, Siccardi, & Spinelli, 2013) mais aussi d’esquisser le processus d’appropriation de la liaison L2, très influencé par la graphie apprise dès les premiers cours de FLE. Nous concluons par une mise en perspective didactique prenant en compte l’ensemble des prismes de ce kaléidoscope linguistique de la liaison en français car sans une perception claire de chacun d’entre eux, les apprenants de FLE ne peuvent qu’avoir une vision floue du phénomène.

  • Harnois-Delpiano, M. Le kaléidoscope de la liaison en français : étude comparée de son appropriation par des apprenants adultes de FLE et des enfants natifs. Présenté à Soutenance de thèse, Université Grenoble-Alpes, France. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2016c
    Résumé : French liaison is the appearance of a liaison consonant between two words in specific contexts within the spoken word chain. These contexts are divided into three categories (Côté, 2013 ; Durand & al., 2011) : those where the liaison is categorical (e.g. “a child” : un /n/ enfant ), those where it is variable (e.g. “a big plane” : un gros /z/ avion) and those where it is forbidden (e.g. “an english song” : une chanson // anglaise ). The aim of this research is twofold. In the first part, we present an analysis of each linguistic and sociolinguistic sub-field involved in the phenomenon of French liaison. Each of them will allow to shed light on studies of the acquisition of French liaison that have been conducted with learners of FFL (intermediate to advanced level) in recent years. In the second part, we present a comparative study of the acquisition of French liaison based on experimental tasks performed by 17 Korean learners of FFL (level A1-A2 of the CEFR) recorded three times over a one-year and by 165 native children aged two to six. As it is impossible to compare the two groups of participants due to environmental conditions and to different cognitive skills, we have developed an innovative matching method based on factual data. On the one hand, this supports the constructionist model of the acquisition of the liaison L1 (Chevrot, Dugua, & Fayol, 2009; Chevrot, Dugua, Harnois-Delpiano, Siccardi, & Spinelli, 2013). On the other hand, this enables us to sketch the acquisition process of the liaison L2, very influenced by the spelling which is learned from the first FFL course. We conclude with a didactic perspective layout taking into account all the prisms of this linguistic kaleidoscope of French liaison because without a clear perception of each one, FFL learners are bound to have a partial and unfocused interpretation of this phenomenon.

  • Harnois-Delpiano, M. L’appropriation de la liaison variable en français : quelles différences en perception et en production chez les enfants L1 et les adultes L2 ?. Présenté à Colloque VALS-ASLA, Université de Genève, Suisse. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2016a
    Résumé : La liaison en français consiste en l’apparition d’une consonne de liaison entre deux mots (mot1 et mot2) dans des contextes précis de la chaîne parlée qui sont divisés en deux catégories : les contextes où la liaison est catégorique et ceux où elle est variable (dorénavant LV). La LV fonctionnant comme variable sociolinguistique, son taux de réalisation chez l’adulte francophone dépend notamment du statut social et de la situation d’énonciation. Les apprenants adultes de français langue étrangère et seconde (dorénavant L2) l’auraient bien compris puisqu’on relève une surgénéralisation de la non réalisation de la LV chez des L2 anglophones, ce qui leur permettrait de faire natif et familier, au même titre que l’effacement du “ne” de négation. Récemment, de nouvelles recherches ont érigé la liaison en objet interdisciplinaire reliant linguistique et psycholinguistique. Chez les enfants francophones natifs (dorénavant L1), deux modèles développementaux s’opposent : l’un phonologique et l’autre constructionniste, proche de celui proposé pour les L2 qui retiendraient une stratégie lexicale puis opèreraient, grâce à l’input, une généralisation leur permettant de former une représentation phonologique unifiée de la consonne de liaison. La différence majeure qui opposerait les L2 aux L1 serait leur connaissance de la représentation orthographique des mots1. Cette communication se propose de présenter une étude contrastive de la production et du jugement d’acceptabilité de LV dans des contextes identiques «adjectif + nom» chez des L1 âgés de 2 à 6 ans et chez des L2 coréens qui ont été au centre d’un suivi longitudinal durant un an. Le protocole expérimental repose sur la sollicitation de productions à l’aide de tâches de dénomination d’image. Pour les jugements d’acceptabilité, nous avons mis en œuvre une tâche opposant des séquences comportant une liaison réalisée à une liaison non réalisée. L’analyse des résultats se fera selon deux axes. 
Premièrement, nous exposerons comment nous avons comparé l’appropriation de la LV (en production et en perception) par les deux groupes de sujets, sachant qu’on ne peut ni faire correspondre des durées d’apprentissage (L2) à un âge de développement (L1), ni confondre les capacités d’apprentissage d’apprenants adultes et de jeunes enfants. Nous verrons également comment nous avons comparé les résultats en production et ceux en jugement d’acceptabilité, pour déterminer par exemple une avance des uns sur les autres. Deuxièmement, nous nous intéresserons aux résultats eux-mêmes. Chez les L2, l’absence d’aphérèse (‘un petit ordinateur’ produit /œ̃pətidinatœʁ/), la faible fréquence de substitutions (‘un gros éléphant’ produit /œ̃gʁonelefã/) ainsi que la non réalisation massive de la LV qui décroît significativement sont autant de résultats que l’on retrouve inversés dans les productions des L1 non lecteurs. Nous conclurons par une discussion autour de l’enjeu de l'input écrit et de l’explicitation dans l’enseignement L2.

  • Harnois-Delpiano, M., Chevrot, J. - P., & Cavalla, C. Etude contrastive de l’acquisition de la liaison en L1 et L2. Dans F. - J. Meißner, H. Martinez, & S. Wauquier (Éd.), Actes Du Xxviie Congrès International De Linguistique Et De Philologie Romanes (Nancy, 15-20 Juillet 2013). Section 12 : Acquisition Et Apprentissage Des Langues.. Nancy, ATILF. Consulté de http://www.atilf.fr/cilpr2013/actes/section-12/CILPR-2013-12-Harnois_Delpiano-Chevrot-Cavalla.pdf
    Résumé : La liaison est un phénomène de sandhi du français qui a déjà fait l’objet de nombreuses études dans le domaine de la phonologie (pour un bilan général : Durand et al., 2011). Dans le cadre psycholinguistique, de récents travaux concernent l’acquisition de la liaison en L1 et L2. Ils mettent en avant deux modèles du processus d’acquisition : 1/ le modèle constructionniste qui rend compte de l’alternance par une compétition entre constructions dans le cadre des théories basées sur l’usage (Chevrot, Dugua & Fayol, 2009 et Nicoladis & Paradis, 2011) ; 2/ le modèle phonologique qui explique l’alternance par un dispositif phonologique dans le cadre de représentations multilinéaires (Wauquier, 2009). Cet article se propose de présenter les résultats d’une analyse contrastive concernant la production de liaisons dans les mêmes contextes de liaisons catégoriques «déterminant + nom» et de liaisons variables «adjectif + nom» chez des enfants francophones natifs (L1) âgés de 2 à 6 ans et chez des apprenants coréens de FLE (L2) qui ont été au centre d’un suivi longitudinal durant un an.

2015


  • Harnois-Delpiano, M. Acquisition de la liaison variable en FLE : de l'étude expérimentale à la classe de langue. Présenté à Journées du Centre International d'Etudes Françaises, Université Lumière Lyon 2, France. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2015a
    Résumé : En partant de l’enseignement / acquisition des liaisons en français langue étrangère, nous ferons le lien entre la recherche en sciences du langage et les pratiques de classe. Cette présentation sera l’occasion de nous concerter sur la place de l’enseignement de la variation sous toutes ses formes en production orale (norme vs usage, registres de langue, variantes régionales et sociolinguistiques).

2014


  • Harnois-Delpiano, M. La liaison variable en français L1 et L2, une étude contrastive de son acquisition. Présenté à Variation in language acquisition 2 (ViLA2), Université Grenoble-Alpes, France. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2014c
    Résumé : La liaison en français consiste en l’apparition d’une consonne de liaison entre deux mots (mot1 et mot2) dans des contextes précis de la chaîne parlée qui sont divisés en deux catégories : les contextes où la liaison est catégorique et ceux où elle est variable (Durand et al., 2011). La liaison variable (dorénavant LV) fonctionnant comme variable sociolinguistique, son taux de réalisation chez l’adulte francophone dépend du statut social et de la situation d’énonciation (pour une revue, Nardy, 2008 : 104-118). Les apprenants adultes de français langue étrangère et seconde (dorénavant L2) l’auraient bien compris puisque Howard (2005) relève une surgénéralisation de la non réalisation de la LV chez des L2 anglophones, ce qui leur permettrait de faire natif et familier, au même titre que l’effacement du “ne” de négation. Récemment, de nouvelles recherches ont érigé la liaison en objet interdisciplinaire reliant linguistique et psycholinguistique. Contrairement au modèle phonologique de l’acquisition de la liaison qu’elle propose chez les enfants francophones natifs (dorénavant L1), Wauquier (2009) penche pour un modèle lexical chez des L2 alphabétisés au début de leur apprentissage, proche du modèle constructionniste que Chevrot, Dugua & Fayol (2009) ont eux décrit chez des L1 de 2 à 6 ans. En effet, elle suppose que les L2 retiendraient prioritairement une stratégie lexicale, et opèreraient ensuite une généralisation leur permettant de former une représentation phonologique unifiée de la consonne de liaison, ce qui passerait notamment par une exposition répétée à de nombreux contextes de liaison. La différence majeure qui opposerait les L2 aux L1 serait alors leur connaissance de la représentation orthographique des mots induisant la liaison (Chevrot et al., 2013). Cette communication se propose de présenter une étude contrastive concernant la production et le jugement d’acceptabilité de LV dans des contextes identiques «adjectif + nom» chez des L1 âgés de 2 à 6 ans, et chez des L2 coréens qui ont été au centre d’un suivi longitudinal durant un an. Le protocole expérimental repose sur la sollicitation de productions à l’aide de tâches de dénomination d’image. S’agissant des jugements d’acceptabilité, nous avons mis en œuvre une tâche opposant des séquences comportant une liaison réalisée à une liaison non réalisée. La discussion portera sur l’analyse des résultats selon deux axes. Premièrement, nous exposerons comment nous avons comparé des résultats en production et des résultats en jugement d’acceptabilité, pour déterminer par exemple une avance des uns sur les autres. Nous verrons aussi comment nous avons comparé les deux groupes de sujets sachant qu’on ne peut ni faire correspondre des durées d’apprentissage (L2) à un âge de développement (L1), ni confondre les capacités d’apprentissage d’apprenants adultes et de jeunes enfants. Deuxièmement, nous nous intéresserons aux résultats eux-mêmes. Chez les L2, l’absence d’aphérèse (‘un petit ordinateur’ produit /œ̃ petidinatœʁ/), la faible fréquence de substitutions (‘un gros éléphant’ produit /œ̃ gʁonelefã/) ainsi que la non réalisation massive de la LV qui décroît significativement sont autant de résultats que l’on retrouve inversés chez les L1 non lecteurs. Nous discuterons l’éventualité que ces différences résultent de l'input écrit et de l'explicitation.

  • Harnois-Delpiano, M., Chevrot, J. - P., & Cavalla, C. Méthodologie d’une étude contrastive de l’acquisition en français L1 / L2. Présenté à Informal Research Group Conference, 06-07 février 2014, Institut de Plurilinguisme. Fribourg, Suisse. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2014a
    Résumé : Les récentes études sur l’acquisition de la liaison en langue 1 et en langue 2 tendent à montrer que la principale différence entre les locuteurs natifs et les apprenants de Français Langue Seconde ou Etrangère ne résiderait pas dans la performance globale mais dans la nature des erreurs de production concernant les liaisons obligatoires (Thomas, 2002) et dans la fréquence de non réalisation de la liaison facultative selon les contextes (Howard, 2005). Cette communication se propose de présenter la méthodologie d’une analyse contrastive concernant la production et le jugement d’acceptabilité de liaisons dans les mêmes contextes «déterminant + nom» et «adjectif + nom» chez des enfants francophones natifs (L1) âgés de 2 à 6 ans et chez des apprenants coréens de FLE (L2) qui ont été au centre d’un suivi longitudinal durant un an. Plusieurs contraintes ont conditionné le choix de la méthode de recueil de données. En effet, les sujets de conversation des adultes sont très différents de ceux des jeunes enfants : le lexique employé implique alors peu de séquences de liaison communes aux deux groupes. Par ailleurs, les interactions des L2 de niveau A1 du CECR sont la plupart du temps préparées en classe de langue ; ces deux arguments vont à l’encontre d’une observation en milieu naturel. En outre, les L1 ne pouvant répondre à un questionnaire écrit et les L2 ne pouvant se soumettre à un entretien oral, la méthode de recueil de données retenue a donc été l’élicitation expérimentale des productions à l’aide de tâches de dénomination d’image. S’agissant des jugements d’acceptabilité, nous avons mis en œuvre une tâche opposant des séquences avec liaison réalisées à d’autres non réalisées ou erratiques. La discussion portera sur deux axes. Premièrement, l’élaboration du protocole expérimental : le choix des contextes de liaison («déterminant + nom» et «adjectif + nom», mots 1 et mots 2 impliqués) ainsi que le choix des tâches (dénomination, production, jugement d’acceptabilité) proposées aux sujets et l’adaptation de celles-ci à leur âge. Deuxièmement, la discussion portera sur l’analyse des résultats. Nous nous demanderons comment comparer des résultats en production et des résultats en jugement d’acceptabilité, pour déterminer par exemple une avance des uns sur les autres ? En effet, il s’agit de « performances » différentes et un score de correction de 50 % n’a pas la même valeur dans les deux cas. Mais aussi comment comparer les deux groupes de sujets sachant qu’on ne peut ni faire correspondre des durées d’apprentissage (L2) à un âge de développement (L1), ni confondre les capacités d’apprentissage d’apprenants adultes et de jeunes enfants ? Dans les deux cas nous soumettrons les solutions retenues à la perspicacité de l’auditoire.

2013



  • Chevrot, J. - P., Dugua, C., Harnois-Delpiano, M., Siccardi, A., & Spinelli, E. Liaison acquisition: debates, critical issues, future research. Language Sciences, 39, 83-94. doi:10.1016/j.langsci.2013.02.011
    Résumé : Abstract Liaison is a sandhi phenomenon in French. Over the last four decades, it has given rise to many different models illustrating the whole range of phonological theories. More recently, new studies have documented its acquisition in French-speaking children as well as adult learners of French as a second language. These studies have resulted in the elaboration of two models of the acquisition process: (1) the constructionist model (Chevrot et al., 2009; Nicoladis and Paradis, 2011) developed within the framework of the usage-based theories; (2) the phonological model (Wauquier, 2009) which represents the framework of nonlinear phonology. Our aim is to re-examine the usage-based model in the light of the criticisms and suggestions made by Wauquier (2009). We shall first present the two models and then examine the issues under discussion. After that, we shall present longitudinal data testing a prediction made by the phonological model with regard to the generalization process in L1 and L2 acquisition. To conclude, we shall identify the points that remain to be clarified for each of the models and the directions which future research should take.

  • Harnois-Delpiano, M. Analyse du protocole expérimental d'une étude contrastive du français L1 / L2. Présenté à Atelier des doctorants de l'axe 1 du laboratoire de linguistique et didactique des langues étrangères et maternelles (LIDILEM), 13 mars 2013, Université Grenoble-Alpes. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-b2013
  • Harnois-Delpiano, M. Acquisition de la liaison et stabilité des acquis : comparaison entre des enfants francophones natifs et des apprenants coréens de français langue étrangère. Présenté à Séminaire de l'axe 2 du laboratoire de linguistique et didactique des langues étrangères et maternelles (LIDILEM), 12 février 2013, Université Grenoble-Alpes.

2012



  • Harnois-Delpiano, M., Cavalla, C., & Chevrot, J. - P. L’acquisition de la liaison en L2 : étude longitudinale chez des apprenants 
coréens de FLE et comparaison avec enfants francophones natifs. Dans Franck Neveu, Valelia Muni Toke, Peter Blumenthal, Thomas Klingler, Pierluigi Ligas, Sophie Prévost Et Sandra Teston-Bonnard (Eds.) (Vol. SHS Web of Conferences. Actes du 3ème Congrès Mondial de Linguistique Française (CD-rom), p. 1575-1589). Lyon, France. doi:http://dx.doi.org/10.1051/shsconf/20120100150
    Résumé : Les récentes études sur l’acquisition de la liaison en langue 1 et en langue 2 tendent à montrer que la principale différence entre les francophones natifs et les apprenants de Français Langue Seconde ou Etrangère, concernant les liaisons obligatoires, ne résiderait pas dans la performance globale, mais dans les erreurs de production (Thomas, 2002). Cet article propose une comparaison des productions et des jugements d’acceptabilité de liaisons dans les contextes «déterminant + nom» et «adjectif + nom» chez des enfants francophones natifs et des apprenants coréens de FLE qui ont été au centre d’un suivi longitudinal durant un an, de la fin de leur deuxième année à la fin de leur troisième année d’étude du français. De premiers résultats suggèrent que malgré une tendance générale similaire, le processus d’acquisition n’est pas le même pour les deux groupes, et qu’on trouve chez les apprenants coréens un type d’erreur spécifique non attesté chez les enfants francophones natifs. Ces différences pouvant être dues à un apprentissage explicite des règles du phénomène de la liaison ou à la connaissance de la graphie, on peut supposer que les apprenants de FLE construisent leurs compétences en liaison en majorité grâce à l’input écrit et à l’enseignement. Toutefois, certains indices suggèrent que l’input oral n’est pas absent du processus.

  • Harnois-Delpiano, M., Chevrot, J. - P., & Cavalla, C. La liaison chez des apprenants coréens de FLE : comparaison de l’acquisition et de la stabilité des acquis avec des L1. Présenté à Journées IPFC InterPhonologie du Français Contemporain, 10-11 décembre 2012, Paris. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-ipfc

2011


  • Harnois-Delpiano, M., Chevrot, J. - P., & Cavalla, C. L’acquisition de la liaison en L1 et L2 : comparaison entre des enfants francophones natifs et des apprenants coréens de Français Langue Etrangère. Présenté à Journée d'étude FULS - Formes et usages des lexiques spécialisés en vue d’exploitations didactiques en Français Langue Etrangère et Langue Maternelle, 07 avril 2011, Université Grenoble-Alpes. Consulté de http://tinyurl.com/mhd-2011b

2006

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