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Luc Biichlé


Maître de conférences

Rattachement : ICTT - Université d'Avignon et des pays du Vaucluse

Mes activités de recherche ont pour thématique centrale le contact avec l’autre, quel que soit son degré d’altérité, ainsi que l’ensemble des phénomènes qui régissent ce type d’interactions. Ainsi, me suis-je centré sur tout ce qui touche à l’intégration (vs/assimilation et ségrégation), l’immigration et l’insertion et, par conséquent, aux diverses modalités d’apprentissage des langues (FLE, ALPHA, etc.), qu’il s’agisse d’ailleurs du côté du formateur ou de celui de l’apprenant. En effet, pour les deux protagonistes de ce type d’interaction, la compréhension respective passera par le prisme du triptyque langues/représentations/identité. J’envisage donc mon parcours comme une approche trans-disciplinaire et plutôt empirique de l’ensemble des phénomènes langagiers qui touchent un individu ou un groupe social ; axe que l’on qualifie généralement de « sociolinguistique interactionnelle ».

Coordonnées personnelles

Mail : luc.biichle@gmail.com

Publications

2012

2010


  • Biichlé, L. Intégration, langues et réseaux sociaux : parcours de femmes maghrébines. Dans L. Cadet, J. Goes, & J. - M. Mangiante (éD.), Langue Et IntGration: Dimensions Institutionnelle, Socio-Professionnelle Et Universitaire. Bruxelles: Peter Lang.
    Résumé : La maîtrise de la langue et de la communication constitue un enjeu important des politiques actuelles en faveur de l’intégration des populations étrangères. Cet ouvrage brosse un vaste panorama des problématiques que pose la prise en compte de la langue dans le processus d’intégration, que ce soit en milieu professionnel pour les migrants ou en milieu universitaire pour les étudiants allophones, en termes de formation, d’accompagnement linguistique, d’évaluation et de certification, de relations interculturelles, d’outils et de dispositifs, de contraintes institutionnelles, etc. Il se fixe pour objectif de présenter l’état de la question relative à l’intégration linguistique et de dégager les objectifs prioritaires d’une politique linguistique, culturelle et sociale d’accueil et d’intégration des populations migrantes.

2009

2008

2007

  • Biichlé, L., & Abouzaïd, M. Langues, identités et représentations en jeu sur la notion de frontière chez des locuteurs arabophones maghrébins. Dans N. Auzas, N. Cohen, & S. Scarpa (éD.), Les FrontieRes En Question (p. 45-56). Grenoble, France: Presses universitaires de Grenoble.

  • Biichlé, L. Langues et parcours d'intégration d'immigrés maghrébins en France (Thèse de doctorat). Université de Grenoble, Grenoble. Consulté de http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00729028
    Résumé : A travers l'étude (socio)linguistique d'un groupe d'une centaine de personnes migrantes originaires du Maghreb, cette thèse traite des langues et des parcours d'intégration des personnes. Les différentes représentations analysées font apparaître que les notions de ' langues ' ou ' dialectes ' sont difficilement appréhendables en dehors de la prise en compte des identités/représentations qui se manifestent ou sont revendiquées à travers elles en fonction du contexte. Elles montrent aussi que le ' brouillage ' identitaire dû à la dévalorisation des parlers non officiels favorise l'adhésion à des identités supralocales symbolisées par des ' langues uniques ' qui en sont emblématiques (idéal monolingue) et participe au sentiment d'insécurité des personnes. Les résultats montrent également que sexe et/ou le genre représente(nt) l'un des paramètres constitutifs du rapport qui s'instaure avec la société d'immigration et ' sa ' langue parce que les fortes disparités qui existent souvent dès le départ (scolarité, réseau, emploi, etc.), loin de s'estomper avec le temps et la vie dans la nouvelle société (insécurité linguistique, discriminations, etc.), se trouvent accrues et jouent plus en faveur des hommes. L'apprentissage de la langue du pays d'immigration est donc plus une affaire de contacts avec la nouvelle société que de durée de séjour mais ces contacts sont subordonnés, en grande partie, à la structure des réseaux personnels (capital social). Enfin, dans le cadre d'une immigration familiale, le monolinguisme et/ou l'usage exclusif des langues d'origine semble caractériser l'assimilation et la marginalisation/ségrégation alors que le bilinguisme paraît montrer l'intégration.
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