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Marie Cécile Guernier


Maître de conférences HDR

Rattachement : Université Claude Bernard Lyon 1 - ESPE

Thèmes de recherche

INTERACTIONS VERBALES EN SITUATION D’APPRENTISSAGE

ENSEIGNEMENT ET APPRENTISSAGE DE LA LECTURE EN CONTEXTE SCOLAIRE ET/ OU DE FORMATION

APPROPRIATION DE L'ÉCRIT

ANALYSE DES SITUATIONS DIDACTIQUES. PLUS PARTICULIÈREMENT PROBLÈMES MÉTHODOLOGIQUES ET SÉMIOTIQUES EN LIEN AVEC L'EMPLOI DE "FILM DE CLASSE"

Participation à des programmes de recherches

REPRÉSENTATIONS SOCIALES ET INFÉRENCES DANS L'ACTIVITÉ DE LECTURE (1988-1992)

Responsable : Michel Dabène et Elizabeth Calaque

LIDILEM – Centre de didactique du français – Université Stendhal Grenoble 3

Après les analyses des représentations de la lecture chez les différents partenaires de la situation didactique, les recherches de ce programme portent sur les situations d'apprentissage de la lecture en centrant l'analyse sur les stratégies individuelles de construction du sens. L'hypothèse est que le lecteur construit des significations que le texte ne dit pas et que les méthodes classiques d'évaluation ne permettent pas d'identifier. Il s'agit de recueillir des données observables qui permettent d'analyser ce que le texte produit en matière d'inférences chez le lecteur et de redéfinir ce concept dans une perspective didactique.



LA CONSTRUCTION DU SENS DANS L'ACTIVITÉ DE LECTURE (1992-1998)

Responsable : Michel. Dabène

LIDILEM, axe « Interactions Verbales Lecture Écriture » (IVEL)

Ce programme poursuit les travaux du programme précédent et vise à mettre en corrélation les résultats obtenus en matière de construction du sens avec des données externes concernant les habitus socio-culturels des lecteurs. La perspective est d'intégrer la réflexion sur les pratiques de lecture à la problématique de l'acculturation à l'écrit. Elle est fondée sur l'hypothèse d'une compétence scripturale dont le lecteur met en œuvre les composantes de façon spécifique en fonction du sens qu'il attribue à l'écrit en général et de celui qu'il pourra à partir de là accorder à l'écrit qui lui est proposé à sa lecture et de l'image qu'il de lui-même en tant que lecteur. Les difficultés de certains élèves dans l'entrée dans l'écrit, et en particulier dans l'apprentissage de la lecture, trouveraient leur origine dans le fait que l'écrit n'est pas intégré dans leur façon d'aborder le langage et que les pratiques de le lecture ne sont pas intégrées à leur comportement langagier. La recherche procède par questionnaires et entretiens semi directifs en vue de construire une meilleure connaissance de l'élève-lecteur en tant qu'acteur social et langagier à l'école et hors l'école.



ENSEIGNER LA LITTÉRATURE CONTEMPORAINE (1996-2001) 

Responsable : Anne-Marie Mercier-Faivre

Partenaires : IUFM de Lyon – Université Louis Lumière Lyon 2

Les recherches de ce programme s'intéressent à l'enseignement de la littérature contemporaine à l’école, au collège et au lycée et à ses modalités d'appropriation. Partant d'une réflexion sur la notion de contemporanéité et sur les spécificités des écritures contemporaines, il interroge les modalités de l'enseignement du texte littéraire contemporain (corpus et analyse) et les manières d'aborder le contemporain à l'école par le biais d'actions spécifiques (rencontres d'écrivains, comités de lecture) et de partenariats culturels.



ENSEIGNER AVEC L’ORAL (1998-2001)

Responsables : Robert Bouchard et Alain Rabatel

Partenaires : IUFM de Lyon, ICAR (Interactions Corpus Apprentissages Représentations) UMR 5191 Université Lumière Lyon 2

La recherche est focalisée sur l'analyse des interactions verbales orales, discours, métadiscours prenant place dans les situations d'apprentissage à l'école. Elle s'articule avec le projet de recherche INRP Oral 2 qui rassemble des chercheurs des IUFM de Rennes, Toulouse, Lille, Limoges, Poitiers, Montpellier, Lyon et des universités ( Aix, Poitiers, Toulouse, Lille, Lyon). Les échanges oraux sont considérés dans et hors de leur relation à la construction des savoirs. L'objectif est d'élaborer un objet d'enseignement spécifique, dans diverses disciplines, par un traitement didactique particulier des interactions, en déterminant des critères de maîtrise d'un discours oral, au service des apprentissages disciplinaires, en cernant dans les séquences l'apparition de véritables conditions d'un oral dialogique. La méthodologie repose sur la collecte de corpus (audio et / ou vidéo) enregistrés puis sur leur transcription à des fins d'analyse. L'analyse vise l'évaluation des modalités de circulation de la parole, des stratégies discursives développées au cours des échanges dialogaux et des traces écrites utilisées.



PRATIQUES DE L'ÉCRIT ET MODES D'ACCÈS AU SAVOIR DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (1999-2000)

Responsables : Michel Dabène et Yves Reuter

Partenaires : LIDILEM, Université Stendhal et THEODILE Université Charles de Gaulle Lille 3)

L'enjeu de cette recherche est double. Il s'agit d'une part de faire un état des lieux des difficultés et des problèmes rencontrés par les étudiants lorsqu'ils sont confrontés à des textes scientifiques et spécialisés, d'autre part, à partir de cet état des lieux, d'interroger les pratiques enseignantes et de réfléchir à une démarche d'appropriation possible des textes donnés à lire dans le cadre du cursus universitaire.



DIRE, DIRE DE FAIRE, FAIRE DIRE – ANALYSES DES INTERACTIONS DIDACTIQUES DANS LA CLASSE (2002 - 2004)

Responsables : Peter Griggs, Marie-Cécile Guernier, Solveig Lepoire-Duc

Partenaires : IUFM de Lyon, GRIC 2 (Groupe de Recherche sur les Interactions conversationnel – Interaction, acquisition, apprentissage) UMR 5612 Université Lumière Lyon 2 jusque 2003

ICAR (Interactions Corpus Apprentissages Représentations) UMR 5191 Université Lumière Lyon 2, à partir de 2003

Les travaux portent sur l’analyse des interactions verbales dans la classe en situation didactique, et plus particulièrement sur le discours de l'enseignant, discours à la fois énoncé en interaction avec le discours de ses élèves dans le cadre d'une communication complexe et orientée par la finalité de l'apprentissage. Est posé le principe d'un langage spécifique des situations d'apprentissage dans le cadre scolaire, qu'on peut appeler le "discours didactique" et qui constitue un savoir professionnel à part entière.

Le travail de recherche porte sur des corpus d'interactions orales en classes enregistrés sur des supports audio et vidéo, le second étant tout particulièrement important pour l’analyse des données non-verbales. Les enregistrements répondent, d’une part, à des critères de qualité pour pouvoir être utilisés en recherche et en formation, d’autre part, à des critères d’exhaustivité, afin de présenter toutes les données nécessaires à une analyse ultérieure de la situation d’apprentissage filmée ou enregistrée, tout particulièrement les traces écrites accompagnant les discours oraux (tableaux noirs, outils pédagogiques de l’enseignant, productions d’élèves..). L’analyse consiste à décrire les comportements des enseignants et à mesurer leur impact sur les comportements langagiers des élèves et leur rôle dans la construction des savoirs. Les modalités linguistiques et pragmatiques du discours didactique sont analysées en fonction de différents paramètres : la discipline enseignée ; le statut de la langue, selon qu'elle constitue l'outil ou l'objet de l'apprentissage ; les démarches d'apprentissage, qu'on peut définir en termes de trois actes de parole tournés vers les élèves - "dire" (le savoir), "dire de faire" (les consignes) et "faire dire" (un savoir, une démarche, une stratégie…pour apprendre).



INTERACTIONS VERBALES DIDACTIQUES APPRENTISSAGES (2004 à 2008) 

Responsables : Viviane Durand-Guerrier, Marie-Cécile Guernier LIRDHIST

Partenaires, IUFM de Lyon, ICAR (Interactions Corpus Apprentissages Représentations) UMR 5191 Université Lumière Lyon 2, LIDILEM Université Stendhal Grenoble 3, LIRDHIST Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique et Histoire des Sciences et Techniques) Université Claude Bernard Lyon 1

Partant du constat que de nombreux travaux en didactique des sciences abordent les questions de l’articulation entre langage et conceptualisation sans mettre au cœur de leurs études une interrogation sur le langage lui-même, en particulier la question problématique des rapports entre lexique, syntaxe, sémantique et pragmatique et que par ailleurs, les analyses conduites par des linguistes sur des situations d’apprentissage se heurtent à des questions difficiles concernant l’élaboration des connaissances et des concepts en jeu, ce programme de recherche associe l’équipe “ Dire, dire de faire et faire dire ” dont les travaux portent sur l’analyse des interactions verbales dans la classe en situation didactique pour construire des savoirs (voir ci-dessus) et l’équipe “ Jeux et enjeux de langage dans la construction des savoirs à l'école ” dont les travaux portent sur les échanges développés au cours des conduites explicatives et argumentatives plus particulièrement en mathématiques, sciences physiques, biologie, arts plastiques ou français. L’hypothèse est que pour analyser finement les échanges langagiers dans la classe, les approches linguistique, philosophique et épistémologique et didactique sont complémentaires : d’une part du fait des spécificités de l’usage du langage pour une discipline scolaire donnée ; d’autre part du fait qu’une entrée seulement linguistique laisse échapper certains aspects didactiques significatifs de la situation étudiée.

Ce projet de recherche a pour objectif de faire dialoguer des champs scientifiques différents à propos d'un objet d’étude commun, à savoir l'analyse de la contribution des échanges langagiers aux processus concrets d’élaboration des connaissances (et plus particulièrement des concepts) à l’œuvre dans le déroulement de situations d’apprentissage en classe. Les “ discours didactiques ” à l’œuvre dans la classe sont envisagés suivant une pluralité d’approche (sociolinguistique, pragmatique, sémantique, logique, sémiotique) permettant de mutualiser et de confronter les apports des différents champs scientifiques représentés dans la recherche.

Le travail de recherche réalise l’analyse de différents corpus concernant les disciplines d’enseignement suivantes : français langue première, anglais langue seconde, mathématiques, physique, biologie, arts plastiques, à différents niveaux d’enseignement de l’école primaire au lycée.



FORMES LANGAGIÈRES ET EXCLUSION SCOLAIRE : LE RAPPORT AUX ÉCRITS DES DISCIPLINES AU COLLÈGE ET AU LYCÉE CHEZ LES 15-18 ANS (2006-2010)

Responsable : Christine Barré – De Miniac

Partenaires : LIDILEM et Région Rhône Alpes : Projet n° 4 de Axe de recherche 5 : «  Exclusion scolaire, linguistique, apprentissage, socialisation » (dir. D. Glassmann, PR, Université de Savoie) du Cluster 12 : « Dynamiques sociales et territoriales – Exclusion et intégration – Espaces et modes de vie » (sous le pilotage de Olivier IHL, directeur de l'IEP de Grenoble)

Ce projet vise à comprendre les mécanismes d’exclusion et de sélection scolaires aboutissant parfois à une exclusion du système, sélection et exclusion liées à la maîtrise de la langue écrite. Il s'intéresse plus précisément à la manière dont les processus d’orientation entre le collège et le lycée sont liés à la non maîtrise des formes langagières nécessaires à l’appropriation des connaissances et des compétences dans les différentes disciplines scolaires de l’enseignement général.

La centration sur les écrits disciplinaires et en particulier sur les difficultés langagières de lycéens de sections technologiques et de filières professionnelles en relation avec les apprentissages disciplinaires, fait suite à une recherche intitulée « Apprendre à écrire dans les différentes disciplines au collège », recherche nationale INRP, coordonnée par Yves Reuter, Université Charles de Gaulle-Lille, laboratoire THEODILE et Christine Barré-De Miniac, IUFM de Grenoble, laboratoire LIDILEM.

Les enquêtes portent sur les usages orthographiques, le rapport à l’écrit des élèves et sur les pratiques de lecture et d'écriture en classe, en vue de préciser la nature et le niveau linguistique de ces difficultés, d’une part ; d’interroger le rapport de ces élèves aux écrits disciplinaires, d’autre part.



GROUPE RECHERCHE ACTION FORMATION FRANÇAIS INSERTION COMPÉTENCES (GRAFFIC) (2008-2010)

Responsables : Clotilde Giret, et Marie-Cécile Guernier

Partenaires : LIDILEM Université Stendhal Grenoble 3, CRI-IRIS, Direction Régionale du Travail de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Organismes de formation pour adultes

Ce projet est issu de la demande de formation théorique et de professionnalisation formulée par différents organismes de formation impliqués dans les actions de lutte contre l'illettrisme. La structure GRAF (Groupe Recherche Action Formation) est apparue comme la plus pertinente pour permettre l'analyse et la formalisation des pratiques didactiques.

L'objet de recherche de GRAFFIC consiste à observer et décrire la démarche et les pratiques de formation, et plus particulièrement d'évaluation, mises en œuvre auprès de jeunes et d'adultes dans les parcours concernant les savoirs de base et les compétences langagières et communicatives en français. Il s'agit de comprendre la posture et la pratique du formateur, ainsi que son rapport à l'apprenant et aux objets d'apprentissage dans le domaine linguistique.

La méthodologie de recherche s'inspire de celle des études didactiques : observations in situ et enregistrements audio et vidéo de situations de formation, entretien d'explicitation et entretiens semi directifs auprès des formateurs.


Coordonnées personnelles

Mail : guerniermc@aol.com

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