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Structure fédérative interne (SFI) MÉTILDE

 

Projet porté par Cécile Meynard (Traverses 19-21, EA 3748/MSH Alpes, USR 3394), en partenariat avec
-  le laboratoire LIDILEM (Linguistique et Didactique des Langues Étrangères et Maternelles, EA 609),
-  et l’équipe GRESEC (Groupe de recherche sur les enjeux de la Communication, EA 608).
L’objectif est de proposer des outils méthodologiques et informatiques utiles à d’autres communautés de chercheurs, travaillant sur d’autres fonds patrimoniaux numérisés. Il ne s’agit pas simplement de produire des éditions en ligne ou imprimées, mais d’inventer de nouvelles façons de présenter, de consulter, d’analyser et d’interpréter l’objet manuscrit. Pour ce faire, l’analyse des publics et de leurs usages est fondamental, d’où l’intérêt de travailler en collaboration entre littéraires, spécialistes de Traitement automatique des Langues, et spécialistes de l’Information-Communication.

Ce projet, piloté par Cécile Meynard, s’articule en quatre sous-projets :
- le premier, animé par Cécile Meynard, porte sur le développement de parcours pédagogiques, à destination d’enseignants, d’élèves et d’étudiants.
- le second, animé par Viviane Clavier, identifie la communauté des spécialistes susceptibles de s’intéresser à des manuscrits d’auteurs, observe les usages qu’ils font des manuscrits afin de voir comment la plate-forme CLELIA s’intègre (ou non) dans leurs pratiques informationnelles. Il s’appuie sur deux méthodologies : les traces d’usages qui peuvent être recueillies dans le site lui-même, et des entretiens individuels semi-directifs réalisés auprès de spécialistes en littérature.
- le troisième, animé par Marie-Christine Bordeaux, porte sur la médiation (en présence et à distance) des Manuscrits vis-à-vis de publics non experts (ou "publics ordinaires"), en collaboration avec la Bibliothèque municipale de Grenoble. La méthodologie s’appuie sur l’analyse des pratiques de médiation présentes ou à venir autour des Manuscrits, et éventuellement sur une étude d’usage de ces publics ordinaires.
- le quatrième, animé par Thomas Lebarbé, porte sur la description linguistique des traces d’écriture. Les transcriptions produites par l’équipe des manuscrits, sur la base de l’outil développé à cet effet par T. Lebarbé, constituent un corpus unique, certes d’ordre littéraire, mais aussi d’ordre linguistique dont les retombées permettront en retour d’alimenter les argumentaires des analyses littéraires et génétiques : le processus scriptural (hésitations, reprises, corrections, discontinuité syntaxique, etc.) peut être analysé et caractérisé, par exemple, à l’aune de l’analyse syntaxique des productions orales proposée par Claire Blanche-Benveniste et l’équipe du Groupe Aixois de recherche en syntaxe. Par ailleurs, ces phénomènes représentent un verrou pour les technologies du TAL qui généralement se fondent sur des structures phrastiques complètes et syntaxiquement correctes – il est donc nécessaire de reconsidérer les modèles d’analyse automatique pour le traitement des corpus de manuscrits.

Une telle approche permettra :
-  de concevoir un ensemble de méthodes et de modèles de représentation des bases documentaires de manuscrits – les outils informatiques permettant ces représentations seront déposés sur des plateformes généralistes (SourceForge) et spécialisées (Plume) ;
-  de définir une typologie empirique et une caractérisation fine des utilisateurs et des usages de ces bases – ces modèles seront intégrés aux plateformes afin d’assister efficacement l’utilisateur dans sa recherche d’information.