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Journée d’études

 

29 mars 2013, 9h15-16h30
salle Jacques Cartier Maison des langues et des Cultures (Tram B ou C, arrêt bibliothèque universitaire)

Pratiques langagières et idéologies linguistiques au Canada.
Quelle sociolinguistique pour quels terrains ?

Journée d’études organisée par le Laboratoire Lidilem

Vendredi 29 mars 2013
Salle Jacques Cartier, Maison des langues et des Cultures
Université Stendhal – Grenoble III

Les chercheur.e.s investissant des terrains au Canada ne peuvent faire l’impasse sur des questions de mobilité, de plurilinguisme ou de minorisation. Les perspectives ethnographiques choisies par les chercheur.e.s présent.e.s à cette journée les ont amené.e.s à (re)penser des méthodes d’enquête et d’analyse et à questionner leur façon de faire de la sociolinguistique.
La rencontre sera par conséquent l’occasion pour chacun.e de présenter des parcours de recherche singuliers, des cheminements et des inflexions théoriques et méthodologiques.

Programme
9h30-10h15
Claudine Moïse, université Stendhal Grenoble 3
La construction discursive du Nouvel Ontario : méthodes et réflexions sociolinguistiques
Il s’agira ici de montrer en quoi la façon de saisir la construction des discours d’une communauté francophone minoritaire, et donc les identités culturelles et linguistiques, a pu m’inscrire résolument dans une sociolinguistique ethnographique et interactionnelle.

10h15-11h
Noëlle Mathis, Université d’Avignon et Simon Fraser University, Vancouver
Approche croisée France-Canada : le cas d’une co-tutelle autour de la construction identitaire d’apprenants FLE en atelier d’écriture.
Dans cette présentation, j’apporterai une relecture de concepts clés tels que la littératie et les pratiques de littératies, approches particulièrement fécondes au Canada qui permettent d’éclairer plus largement les notions d’identité et d’acteur social.

Pause

11h15-12h
Gilles Forlot, Lesclap, Université de Picardie, Jules Verne
"« Attention ! Un terrain peut en cacher un autre. » Un sociolinguiste face à son évolution : distance, proximités et transferts"
Mon intervention vise à montrer comment le/la sociolinguiste, à partir d’un terrain ethnographique complexe comme celui de la francophonie migratoire – donc minoritaire – en Ontario, s’investit ensuite dans d’autres types de terrains. Je chercherai à montrer que malgré les apparentes distances (géographiques, sociologiques, thématiques) entre les terrains sur lesquels j’ai travaillé en quittant le Canada, j’ai mis à profit – sans toujours m’en rendre compte – des proximités et des transferts méthodologiques et épistémologiques. J’aborderai aussi ce qui m’apparaît comme l’une des questions centrales, encore en suspens pour moi : celle de la circularité et du retour aux sources ethnographiques, à savoir la façon dont un sociolinguiste peut – ou doit – ré-investir ses terrains anciens.

Repas

14h-14h45
Annette Boudreau, Université de Moncton

"De l’analyse de l’insécurité linguistique à celle des discours en Acadie. Jalons d’un parcours de recherche"
Partant de mon expérience de terrain en Acadie et de mon expérience personnelle de locutrice minoritaire du français, j’expliciterai les étapes qui m’ont conduite à appréhender le phénomène de l’insécurité linguistique de différentes façons pour finalement en aboutir à étudier les discours historiques et sociaux tenus sur la langue en Acadie depuis plus d’un siècle, le social et le politique étant inextricablement liés aux pratiques langagières.

14h45-15h30
5. Myriam Abouzaïd, Lidilem, Université Stendhal Grenoble 3
"Quand parler français ne signifie pas être francophone… Témoignages de Maghrébins récemment installés à Montréal"
Au Québec, depuis une dizaine d’années, le nombre d’immigrants en provenance des pays du Maghreb est en très forte hausse. Ces néo-Québécois, considérés comme « déjà francophones », font pourtant face à d’importantes difficultés d’insertion socio-professionnelle. Suite à une enquête de terrain menée auprès de 21 Marocain(e)s et Algérien(ne)s habitant Montréal, j’évoquerai leurs discours en matière de langues et d’identités en contexte migratoire, tout en soulignant l’impact des tensions sociolinguistiques québécoises dans leurs parcours.

Pause

6. Monica Heller, Université de Toronto
15h45-16h30
Synthèse et mises en perspective. Un Canadien errant : la mobilité et la canadianité ?